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La SANB dénonce la centralisation des services d’enregistrement foncier dans une région anglophone de la province

by sanb|17 novembre 2016

La SANB dénonce la centralisation des services d’enregistrement foncier dans une région anglophone de la province.

 

Petit-Rocher, 17 novembre 2016 – La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick voit d’un très mauvais œil la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick de centraliser le service d’enregistrement foncier à St.Stephen.  Cette annonce, faite en octobre, veut donc dire la fermeture des 13 bureaux de comtés qui servent actuellement les communautés.

 

« Le gouvernement prend cette décision pour faire des économies, nous dit-on. Mais que fait-on de la qualité du service en français et de la possibilité pour la communauté acadienne d’avoir accès à ces services dans sa langue ? Cette consolidation au détriment de la langue et des services est un affront à l’esprit de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick en plus de représenter une régression dans l’offre de services aux citoyens », lance le président de la SANB, Kevin Arseneau.

 

Pour la SANB, cette décision est inacceptable pour deux raisons. « Nous questionnons cette politique de centralisation systématique qui dépouille les régions de services et nous questionnons aussi le choix de la localité. St.Stephen n’est pas un endroit qui représente bien les 2 communautés linguistiques de la province. Il y a fort à parier que les cartographes francophones vont devenir de plus en plus rares au Nouveau-Brunswick », renchérit le président de la SANB.

 

Certains avocats de la province ont également fait part de leurs inquiétudes face à ce changement proposé par le gouvernement. Ils craignent une perte d’accessibilité à des services de première ligne et tout comme la SANB, ils sont d’avis que ce déménagement va entrainer une érosion du service pour les francophones de la province.

 

« Le gouvernement fait miroiter aux investisseurs extérieurs, la main d’œuvre bilingue de la province mais quand vient le temps de considérer l’offre de services dans les deux langues officielles de la part des autorités provinciales, la question ne semble plus aussi importante. Nous demandons donc au gouvernement de revenir sur cette décision et de consulter la communauté pour trouver des solutions novatrices. Nous espérons aussi que les différents groupes professionnels qui font appels à ces services joindront leur voix à la nôtre », conclue Kevin Arseneau

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Pour renseigments :

Ali Chaisson, dg

SANB

(506)-543-2173